Biobâtir

Biobâtir · fiche technique du modèle

Le modèle biobâtir

Des fermes fermées, posées sur une sablière continue

On lève d'abord les murs longs à sablière continue, puis on pose dessus des fermes fermées, et le toit porte sur des pannes. La poussée du toit se referme dans un entrait continu, par appui, et chaque nœud qui reste critique a un second chemin, tout en bois. Tu règles les dimensions et la pente dans le générateur ; la ferme s'adapte à la portée — simple jusqu'à 16 pi, à faux-poinçons jusqu'à 30 pi, à poinçon au-delà.

Portée
16–28 pi (dessin : 20 pi)
Pente
réglable (dessin : 10/12)
Entraxe
fermes à 8–10 pi
Bois
vert, scierie mobile
Neige
celle de ta localité
Structure sujette à l'approbation d'un ingénieur en structure

La ferme en coupe

neige S = 2 à 4,5 kPacompressioncompressiontractiontraction121020 pi entre axes des poteaux · fermes à 8–10 pipaillepaille124563101278911
  • bois vu
  • bois coupé
  • clés et coins de bois franc
  • caché ou en option
  • efforts
La poussée ne sort jamais du triangle. Les arbalétriers descendent en compression jusqu'à l'entrait, qui la reprend en traction dans une pièce continue. Le poteau ne reçoit plus que de la compression. Les pannes portent la couverture d'une ferme à l'autre : aucun chevron ne pousse la sablière. Au talon, les moises à clés (6) pincent arbalétrier et entrait. Le sommier (11) et son poteau ne servent que si le comble porte un plancher. Schéma de principe, sans cotes d'exécution.

Le nœud en tête de mur

Là où se rencontrent le poteau, la sablière, l'entrait et le pied de l'arbalétrier. Le même nœud, à la même échelle.

Ce que le modèle ne fait pas maillon unique

poussée des chevronssur la sablièresablière : flexiondans deux plansentrait sous la sablièrechevrons communs,sans pannesdemi-queue d'aronde, 1 cheville :taux 0,69 à 2 kPa, 1,38 à 4,5 kPapoteau entaillé là oùil fait levierpoteau 7×7 en levier
L'entrait pend d'une demi-queue d'aronde tenue par une cheville, 16 po sous la sablière : le poteau fait levier là où il est le plus entaillé. Sur un cadre de 12 × 16 pi, le joint travaille à 69 % de sa limite sous 2 kPa de neige et la dépasse de 38 % sous 4,5 kPa. Rien ne le double, et il reste tendu en permanence pendant que le bois vert sèche.

Ce que fait le modèle deux chemins

arbalétrier : compressionentrait continu : tractionabout ≈ 11 pocisaillementoption : un boulonperpendiculaire àl'arbalétrier, écrousous l'entraitdouble embrèvementmoises à clés, une par face :second chemin, tout en boisclé de bois franc à coins opposés,chassée par le côté après la posecheville verticale contre le soulèvementtenon de tête 4 po, cheville de levagesablière continuepoteau 8×8 droit, sans jouée,en compression (~100–200 psi)
L'entrait est posé sur la sablière, qui est posée sur le poteau : tout descend par appui. La clé à coins l'empêche de glisser et se resserre quand le bois retraite. La poussée entre dans l'entrait par le double embrèvement ; si l'about cède, les moises à clés reprennent. En option, un boulon perpendiculaire à l'arbalétrier remplace les moises.

Assemblage par nœud

RepèreNœudAssemblagePourquoi
1Pied de poteauTenon court de 2 po logé dans la longrine, non chevillé. Longrine ancrée à la fondation.Travaille en compression, retient le glissement, ne piège pas l'eau.
2PoteauDroit, sans jouée (8×8), tant que la compression perpendiculaire dans la sablière passe ; sinon sablière élargie.La tête ne reçoit que deux usinages : le tenon de sablière, et les mortaises des liens plus bas.
3Poteau → sablièreTenon de tête de 4 po chevillé ; la sablière continue est posée sur le poteau.La charge descend par appui ; la cheville ne sert qu'au levage.
4SablièreContinue. Enture en trait de Jupiter à clés au point d'inflexion, près d'un lien, jamais au-dessus d'un poteau.Plus de tenon court arraché par le vent entre deux fermes.
5Entrait → sablièreEntrait posé par-dessus, à l'aplomb du poteau. Une clé de bois franc à coins opposés, chassée par le côté après la pose, dans une rainure moitié sablière, moitié entrait ; cheville verticale contre le soulèvement.Aucune queue d'aronde : la clé travaille par appui, et ses coins se resserrent quand le bois vert retraite.
6Talon (arbalétrier → entrait)Double embrèvement dans l'entrait continu ; moises à clés de bois franc, une sur chaque face, qui pincent arbalétrier et entrait. Option : un boulon perpendiculaire à l'arbalétrier, écrou sous l'entrait.La poussée entre dans l'entrait par appui. Si l'about cède, les moises reprennent : un second chemin en bois, qui se resserre.
7Poussée entre fermesAucune : pannes 6×7 à 48 po sur les arbalétriers, logées et coincées.La sablière ne reçoit plus de poussée ; elle ne travaille qu'en flexion verticale.
8FaîtePanne faîtière entre les arbalétriers, en enfourchement ou tenonnée dans le poinçon ; liens de faîtage poinçon ↔ faîtière dans les deux sens.La tenue en long est confiée à des pièces, pas au platelage.
9Poinçon → entraitTenon traversant à deux clés, conicité d'au plus 1:12.Sous le toit seul, le pied du poinçon est comprimé ; il ne tire que sous un plancher : le joint se recoince.
10VersantsPlatelage, puis panneaux cloués sur le platelage ; pas de croix de contreventement dans le versant.Les panneaux font le chemin principal en long ; les liens de faîtage (8) font le second, en bois, sans acier.
11SommierPorté par un poteau sous l'entrait ; jamais de mortaise profonde dans un entrait tendu.On sépare la pièce qui tient de celle qui porte.
12ContreventementChemin principal : murs contreventés (panneaux, ou paille enduite armée de la lisse à la sablière) et diaphragme de toit. Second chemin : liens opposés par paires, d'au moins 36 po, sous les usinages de tête.Le cadre s'appuie sur les murs ; les liens gardent un chemin en compression dans chaque sens.

Le long du bâtiment

10 pi10 pi10 pipanne faîtière continueliens de faîtage,dans les deux senspoinçon (coupe)entrait coupé, posé surla sablière, clé à coinsenture en traitde Jupiter à clés,au point d'inflexionsablière continueliens opposés par paires,≥ 36 po, sous les usinagespoteau simplelongrine ancrée
Coupe à l'axe du faîte, mur long vu derrière. La sablière court sans interruption sur les trois travées ; son enture tombe près du point d'inflexion, à côté d'un lien, jamais au-dessus d'un poteau. En haut, la panne faîtière est tenue par des liens de faîtage des deux côtés de chaque poinçon.
arbalétriers + pannes(aucune croix dans le versant)+ platelage+ panneaux(chemin principal)faîtepannes 6×7à 48 poégoutarbalétriers
Un versant vu en plan, en trois couches. Les pannes portent d'une ferme à l'autre. Le versant n'a pas de croix : le platelage puis les panneaux le ferment, et les liens de faîtage de chaque poinçon, vus dans la coupe en long, tiennent la ligne du faîte. La tenue en long ne repose jamais sur les seules planches.

Pourquoi il n'y a pas de maillon unique

CheminCe qui le porteSi ça lâche
Gravitéappuis bois sur bois : embrèvement, clé, tenons de têteécrasement lent et visible
Pousséeentrait continu + talon en double embrèvementles moises à clés reprennent ; les coins se resserrent
Poussée des chevronssupprimée par les pannes
Tenue en longpanneaux de versant, liens de faîtage à chaque poinçondeux chemins
Latéralmurs contreventés, diaphragme, liens opposéstrois chemins
Retrait du bois vertclés à coins, embrèvements, moises recoinçablesse règle

Longueur d'about derrière l'embrèvement

Ferme de 20 pi, pente 10/12, entrait de 7 po de large, cisaillement admissible 120 psi.

EntraxeS = 2 kPa3 kPa4,5 kPa
8 pi6 po9 po12 po
10 pi8 po11 po16 po
12 pi10 po13 po19 po

Des fermes rapprochées gardent le talon dans les proportions d'un entrait courant : toutes ces longueurs restent sous la borne de 20 po qu'impose un entrait de 10 po.

Séquence de levée

  1. Longrines ancrées
  2. Murs longs — assemblés à plat sur le plancher (poteaux, sablière continue entée, liens, entretoises), basculés, mis d'aplomb et étayés. Un mur de 24 pi en 8×8 pèse de l'ordre de 1 200 à 1 500 lb en bois vert.
  3. Pignons — et leurs entretoises.
  4. Fermes entières — assemblées à plat au sol, levées au mât de charge ou à la petite grue (≈ 1 000 à 1 300 lb pour 20 pi), posées sur les sablières à l'aplomb des poteaux ; les clés à coins sont chassées et les chevilles posées une fois la ferme en place.
  5. Toit — panne faîtière et liens de faîtage, pannes, platelage, panneaux.
  6. Resserrage — les coins des clés et des moises sont resserrés après une saison de chauffe.

Ce que ça coûte

Pas de mur nain : le comble commence au-dessus de l'entrait, et un entrait par ferme traverse le comble.

Des fermes d'une demi-tonne et plus : mât de charge ou petite grue, avec le droit de lever et la sécurité qui vont avec.

Plus de taille : moises, clés et coins demandent des heures d'atelier qu'un boulon épargnerait ; le boulon reste offert en option.

Des ordres de grandeur : statique élémentaire et contraintes admissibles non pondérées. Le calcul se refait selon la norme du lieu, par un ingénieur, et son sceau est obligatoire.

Régler les dimensions dans le générateur