Biobâtir · fiche technique du modèle
Le modèle biobâtir
Des fermes fermées, posées sur une sablière continue
On lève d'abord les murs longs à sablière continue, puis on pose dessus des fermes fermées, et le toit porte sur des pannes. La poussée du toit se referme dans un entrait continu, par appui, et chaque nœud qui reste critique a un second chemin, tout en bois. Tu règles les dimensions et la pente dans le générateur ; la ferme s'adapte à la portée — simple jusqu'à 16 pi, à faux-poinçons jusqu'à 30 pi, à poinçon au-delà.
- Portée
- 16–28 pi (dessin : 20 pi)
- Pente
- réglable (dessin : 10/12)
- Entraxe
- fermes à 8–10 pi
- Bois
- vert, scierie mobile
- Neige
- celle de ta localité
- Structure sujette à l'approbation d'un ingénieur en structure
La ferme en coupe
- bois vu
- bois coupé
- clés et coins de bois franc
- caché ou en option
- efforts
Le nœud en tête de mur
Là où se rencontrent le poteau, la sablière, l'entrait et le pied de l'arbalétrier. Le même nœud, à la même échelle.
Ce que le modèle ne fait pas maillon unique
Ce que fait le modèle deux chemins
Assemblage par nœud
| Repère | Nœud | Assemblage | Pourquoi |
|---|---|---|---|
| 1 | Pied de poteau | Tenon court de 2 po logé dans la longrine, non chevillé. Longrine ancrée à la fondation. | Travaille en compression, retient le glissement, ne piège pas l'eau. |
| 2 | Poteau | Droit, sans jouée (8×8), tant que la compression perpendiculaire dans la sablière passe ; sinon sablière élargie. | La tête ne reçoit que deux usinages : le tenon de sablière, et les mortaises des liens plus bas. |
| 3 | Poteau → sablière | Tenon de tête de 4 po chevillé ; la sablière continue est posée sur le poteau. | La charge descend par appui ; la cheville ne sert qu'au levage. |
| 4 | Sablière | Continue. Enture en trait de Jupiter à clés au point d'inflexion, près d'un lien, jamais au-dessus d'un poteau. | Plus de tenon court arraché par le vent entre deux fermes. |
| 5 | Entrait → sablière | Entrait posé par-dessus, à l'aplomb du poteau. Une clé de bois franc à coins opposés, chassée par le côté après la pose, dans une rainure moitié sablière, moitié entrait ; cheville verticale contre le soulèvement. | Aucune queue d'aronde : la clé travaille par appui, et ses coins se resserrent quand le bois vert retraite. |
| 6 | Talon (arbalétrier → entrait) | Double embrèvement dans l'entrait continu ; moises à clés de bois franc, une sur chaque face, qui pincent arbalétrier et entrait. Option : un boulon perpendiculaire à l'arbalétrier, écrou sous l'entrait. | La poussée entre dans l'entrait par appui. Si l'about cède, les moises reprennent : un second chemin en bois, qui se resserre. |
| 7 | Poussée entre fermes | Aucune : pannes 6×7 à 48 po sur les arbalétriers, logées et coincées. | La sablière ne reçoit plus de poussée ; elle ne travaille qu'en flexion verticale. |
| 8 | Faîte | Panne faîtière entre les arbalétriers, en enfourchement ou tenonnée dans le poinçon ; liens de faîtage poinçon ↔ faîtière dans les deux sens. | La tenue en long est confiée à des pièces, pas au platelage. |
| 9 | Poinçon → entrait | Tenon traversant à deux clés, conicité d'au plus 1:12. | Sous le toit seul, le pied du poinçon est comprimé ; il ne tire que sous un plancher : le joint se recoince. |
| 10 | Versants | Platelage, puis panneaux cloués sur le platelage ; pas de croix de contreventement dans le versant. | Les panneaux font le chemin principal en long ; les liens de faîtage (8) font le second, en bois, sans acier. |
| 11 | Sommier | Porté par un poteau sous l'entrait ; jamais de mortaise profonde dans un entrait tendu. | On sépare la pièce qui tient de celle qui porte. |
| 12 | Contreventement | Chemin principal : murs contreventés (panneaux, ou paille enduite armée de la lisse à la sablière) et diaphragme de toit. Second chemin : liens opposés par paires, d'au moins 36 po, sous les usinages de tête. | Le cadre s'appuie sur les murs ; les liens gardent un chemin en compression dans chaque sens. |
Le long du bâtiment
Pourquoi il n'y a pas de maillon unique
| Chemin | Ce qui le porte | Si ça lâche |
|---|---|---|
| Gravité | appuis bois sur bois : embrèvement, clé, tenons de tête | écrasement lent et visible |
| Poussée | entrait continu + talon en double embrèvement | les moises à clés reprennent ; les coins se resserrent |
| Poussée des chevrons | supprimée par les pannes | — |
| Tenue en long | panneaux de versant, liens de faîtage à chaque poinçon | deux chemins |
| Latéral | murs contreventés, diaphragme, liens opposés | trois chemins |
| Retrait du bois vert | clés à coins, embrèvements, moises recoinçables | se règle |
Longueur d'about derrière l'embrèvement
Ferme de 20 pi, pente 10/12, entrait de 7 po de large, cisaillement admissible 120 psi.
| Entraxe | S = 2 kPa | 3 kPa | 4,5 kPa |
|---|---|---|---|
| 8 pi | 6 po | 9 po | 12 po |
| 10 pi | 8 po | 11 po | 16 po |
| 12 pi | 10 po | 13 po | 19 po |
Des fermes rapprochées gardent le talon dans les proportions d'un entrait courant : toutes ces longueurs restent sous la borne de 20 po qu'impose un entrait de 10 po.
Séquence de levée
- Longrines ancrées
- Murs longs — assemblés à plat sur le plancher (poteaux, sablière continue entée, liens, entretoises), basculés, mis d'aplomb et étayés. Un mur de 24 pi en 8×8 pèse de l'ordre de 1 200 à 1 500 lb en bois vert.
- Pignons — et leurs entretoises.
- Fermes entières — assemblées à plat au sol, levées au mât de charge ou à la petite grue (≈ 1 000 à 1 300 lb pour 20 pi), posées sur les sablières à l'aplomb des poteaux ; les clés à coins sont chassées et les chevilles posées une fois la ferme en place.
- Toit — panne faîtière et liens de faîtage, pannes, platelage, panneaux.
- Resserrage — les coins des clés et des moises sont resserrés après une saison de chauffe.
Ce que ça coûte
Pas de mur nain : le comble commence au-dessus de l'entrait, et un entrait par ferme traverse le comble.
Des fermes d'une demi-tonne et plus : mât de charge ou petite grue, avec le droit de lever et la sécurité qui vont avec.
Plus de taille : moises, clés et coins demandent des heures d'atelier qu'un boulon épargnerait ; le boulon reste offert en option.
Des ordres de grandeur : statique élémentaire et contraintes admissibles non pondérées. Le calcul se refait selon la norme du lieu, par un ingénieur, et son sceau est obligatoire.